Grizzly Planet

Zürich c'est...

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DFB-Pokalfinale

Le temps passe vite.
Bientôt 3 mois que j'ai commencé à LiberoVision et me voilà tout juste rentrée de ma première et très fatiguante production à l'Olympiastadion de Berlin pour la finale allemande de danse moderne football FC Bayerne - Werder Bremen. Beaucoup de travail en deux jours et des nuits trop courtes pour l'installation de tout le matériel qui n'a pas été sans heurt. Problème technique en cadeau, la journée de samedi fut bien remplie sans compter la pluie, le froid et les allemands tous saouls.

Finalement prêts pour le coup d'envoi, j'ai pu effectuer mes premières scènes en tant qu'opérateur. Malheureusement, les experts et rédacteurs de la chaîne n'ont pas voulu effectuer d'analyses en live pour ne pas "casser l'ambiance de la finale".
Les scènes ont toutefois été assemblées en une vidéo disponible en ligne:

Mon lot de consolation ici

Alors que tout le monde avait déjà quitté le stade, mon collègue et moi nous sommes retrouvés au milieu d'une équipe de gros techniciens barbus pour enrouler nos propres cables dans la boue jusqu'à 3h du matin. Repartis dès le lendemain un peu epuisés, ce fut malgré tout une expérience que je qualifierais de fort intéressante. Et à défaut d'avoir pu visiter un peu la ville, mon frigo a reçu un nouvel aimant.

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Papiliorama

En attendant de reprendre une vie active avec un vrai rythme, je m'en suis allée visiter le Papiliorama, une exposition vivante sur les forêts tropicales à Kerzers, au coeur de la région des trois lacs dans le canton de Fribourg.

L'exposition principale abrite de nombreux papillons dans un climat tropical, c'est-à-dire très chaud et très très humide (j'y suis rentrée brushingée et sortie en mode chien mouillé). Entre deux hurlements hystériques pour les plus gros qui me tournaient autour, j'ai tout de même pu prendre une série de photos.

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D'énormes papillons de nuit un peu velus et fort heureusement immobiles étaient également de la partie.

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Merci à la petite dame qui m'a gentiment prêté son pouce.

Je pense ne surprendre personne mais non, je ne suis pas rentrée dans l'arthropodarium, principalement habité par une collection de mygales et autres tarentules. Mon accompagnatrice m'a certifié que non, ce n'était vraiment pas la peine que j'y jette un oeil.

Après cet épisode déjà fort en émotions, le Nocturama fut l'occasion de voir à quel point ladite accompagnatrice a une nette préférence pour Spiderman plutôt que Batman. Le Nocturama étant censé regrouper des animaux nocturnes, la salle est donc plongée dans le noir avec son lot de chauves-souris virevoletant dans tous les sens. La visite fut très rapide puisque j'étais poussée par un genre d'humain recroquevillé sur lui-même, le dépliant sur la tête et qui me hurlait d'avancer.

A part ça, c'était une sortie très sympa.

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Update

De grands changements sont en train de se produire dans ma nouvelle vie d'ingénieur et de petite fougère.
En effet, après 4 mois passés chez Eyescale et les choses ne s'étant pas déroulées comme prévu, me voilà en train de passer mon mois de Février en mode grizzly des cavernes (comprendre en pyjama devant la wii).

Malgré tout je ne suis pas restée passive devant cette mauvaise conjoncture et c'est début Février que j'ai reçu une proposition d'embauche (que j'ai accepté) de LiberoVision à Zürich. La startup zürichoise propose des outils virtuels avancés à la création de replays 3D réalistes destinés à la retransmission d'évènements sportifs télévisés. Tracking de joueurs, de baballe, ligne automatisée de hors jeu, reconstruction de vues virtuelles etc. le tout prenant en charge divers sports. Cette entreprise à fort potentiel effectue de la recherche en vision par ordinateur et imagerie 3D, étant elle-même rattachée aux laboratoires de l'ETH.

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Je serai donc à partir du 1er Mars la nouvelle recrue de cette équipe dynamique en tant qu'ingénieur en vision par ordinateur. Les possibilités de voyage à travers le monde étant nombreuses tout au long de l'année, je suis comblée par cette nouvelle opportunité qui s'offre à moi. Et c'est sans compter mon retour sur Zürich, ville internationale, dynamique et moderne au niveau de vie plus qu'agréable. Bien-entendu, les cours d'allemand seront de rigueur cette fois-là... (même pas peur).

Je viens également d'obtenir un petit et mignon 2,5 pièces de 52m2 au centre de Zürich pour le 1er Avril. Ca y est, toutes les pièces du puzzle s'assemblent finalement pour que je puisse enfin me poser dans ma petite antre à moi (voire nous).

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Suite au prochain épisode avec les premières photos de ma grotte, les possibles aventures ikea, les débuts au boulot et très certainement une visite guidée de Zürich!

Diplômée

Je l'ai vraiment fait ! Ca y eeeeest !
C'est presque comme si j'entendais encore la voix de ma prof principale de seconde lors d'une séance d'orientation au lycée... "Mais ça va pas du tout ces notes Sarah ! Tu ne pourras jamais aller en filière scientifique et n'imagine même pas devenir ingénieur en informatique ! Tes notes en maths sont vraiment trop médiocres."
Ou comment me motiver à jamais.

Histoire de marquer le coup officiellement, la remise des diplômes et le gala de la promo 6 (et autres promo 5 rescapés) ont eu lieu à Belfort le week-end du 21 novembre.
Une belle occasion pour être fier de son accomplissement autour de sa famille et fêter ça dignement avec ses amis utbohémiens.
Un très chouette souvenir !

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girl-tech

Dans le cadre d'un regroupement de mon parcours étudiant et professionnel mais aussi dans le but d'une meilleure visibilité sur internet, j'ai récemment créé une page personnelle : http://www.girl-tech.net.

Elle contient mon CV détaillé de part mes projets à l'UTBM, mes stages et mes expériences professionnelles. Ce sont des informations qui sont toujours nécessaires lors d'entretiens d'embauche notamment mais aussi utiles lorsque des potentiels employeurs vont rechercher quelques informations sur vous avant ledit entretien.

J'ai tenté un look un peu moderne en relation avec le nom de domaine tout en essayant de rester un minimum sobre. Des avis, des remarques, des conseils ?

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Woups.

Comme certains l'auront remarqué et d'autres pas, grizzly-planet a changé de style cet été. Plus précisément, j'ai décidé de migrer mon blog sur Dotclear 2 afin d'être à jour mais aussi de pouvoir modifier un peu le thème de ce blog (pouvais plus le voir en peinture l'autre).

La migration est vraiment très simple et rapide grâce aux nombreux tutoriels existants. Dotclear 2 propose une interface d'administration complètement différente, vraiment optimisée et complète. De plus il introduit la gestion des tags pour les billets ce qui manquait un peu dans la version précédente puisqu'on était limité à une unique catégorie par billet (reste plus qu'à tous les tagger, c'est pas gagné).

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Quoiqu'il en soit, la migration vaut le coup mais bien-sûr, si vous le faites aussi vite que moi et que ce n'est indiqué nulle part en rouge clignotant, ben vous manquez de voir que tous les formats de liens ont changé, que ce soit pour les billets ou pour les flux RSS et Atom.

Pas stressée, entre les vacances et les recherches d'emploi, je n'ai remarqué que très récemment que le nombre de visiteurs tendaient vers 0 (je veux dire, c'est pas que ça se bouscule mais bon quand même). Jusqu'à ce que T2 me fasse gentiment remarquer dans ses précédents commentaires que le lien du flux RSS avait changé et que forcément elle risquait pas de suivre ce qu'il se passait ici.

Bleh.
Pour ceux que ca intéresse, en plus de la migration, n'oubliez pas d'installer le très précieux plugin dc1redirect qui permet de rediriger les liens automatiquement. Il vous indique également les fichiers atom.php et rss.php à recréer et placer dans votre répertoire racine afin que l'ancienne url des flux soit redirigée vers la nouvelle.

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Voilà, voilà. Donc “woups”.

Eyescale

Voilà maintenant 2 semaines que j'ai rejoint l'équipe neuchâteloise de Eyescale. Cette petite startup a été fondée par Stefan Eilemann et comprend, pour la majorité, des ingénieurs rescapés de Silicon Graphics.
Equalizer, l'application open-source développée ici, permet la mise en place d'applications pour la visualisation 3D parallèle et le GPU computing nécessitant un rendu de haute performance.


Cross Segment Load Balancing

Beaucoup de problématiques différentes se posent pour ce projet et c'est l'occasion pour moi d'acquérir des connaissances dans des nouveaux domaines de l'imagerie. Bien-sûr il est encore beaucoup trop tôt pour parler de mon travail mais c'est un environnement qui me plait plutôt bien pour l'instant. Et c'est sans parler de tous ces changements auquels il faut encore que je m'habitue...

Mardi 13 octobre, 9h10, inscription au Contrôle des habitants, canton de Neuchâtel :

- Votre profession ?
- Heu étudi... ah non c'est heu... ah oui ingénieur.... en informatique.

Dans le journal

Mis à part mon nom de famille écorché, je figure dans un article du journal "le Pays" de la région Belfort-Montbéliard concernant mon stage de fin d'études.

Après avoir effectué plusieurs stages en Corée, Sarah Amsellen, étudiante en informatique, a mis le cap vers la Suisse. Pour son stage de fin d’études, elle a rejoint le service recherche et développement d’une petite start-up zurichoise spécialisée dans la construction de villes virtuelles en trois dimensions et jeté les bases d’un logiciel permettant de transformer automatiquement des photographies aériennes en villes virtuelles. Pour cela, elle a dû apprendre aux ordinateurs à repérer eux-mêmes les fenêtres, les portes, les étages, les toitures… Lorsque ses successeurs auront réussi à contourner les derniers pièges, comme les photos de mauvaise résolution ou les reflets, la société pourra investir un créneau très en vogue. « Les applications vont de l’urbanisme à la cartographie, l’architecture, la navigation », explique Sarah Amsellen. Elle a de son côté décroché un emploi d’ingénieur dans une autre société avant même d’être diplômée.

Lol.

Ingénieur-euh

La semaine dernière je suis retournée dans cette magnifique bourgade qu'est Belfort afin d'y passer mes tous derniers examens concernant mes études d'ingénieur. J'ai effectué un oral pour valider mon mineur Carrières à l'International (une option de culture générale que l'on peut faire en plus) et mon oral de stage qui signe la fin de mon cursus (sisi ça y est, pour de vrai et tout). Piece of cake me direz-vous.

Eh bien oui. Ayant été néanmoins quelque peu surprise par l'attribution de ma salle (un peu grande), j'ai pris une grande inspiration sans me laisser démonter par les quatres spectateurs qui me faisaient des oreilles de lapin (merci les potes quoi) et j'ai achevé ma formation d'ingénieur informatique de façon plus que correcte par une moyenne de stage de 18,25/20.

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Merci à Cule pour la photo souvenir ^^

Ce fut donc l'occasion d'aller boire quelques bières, de retrouver les amis de ma promo quasiment tous réunis ce jour-ci pour ce fameux dernier oral. Egalement étrange de retrouver cette école que je n'ai pas vu depuis un an déjà... Que je pourrais de toute facon quitter par d'humbles adieux le jour de la remise des diplômes et du gala en Novembre prochain !

En attendant, depuis la fin de mon stage le 17 juillet dernier, je ne fais effectivement pas grand chose de ma vie à part profiter de mon temps libre et chercher du travail. Il est assez difficile de trouver un premier emploi dans le domaine si spécifique de l'imagerie et qui plus est, dans ce petit pays qu'est l'Helvétie. Néanmoins, ayant fait preuve de patience (ce qui fut une réelle torture pour l'impatiente que je suis), j'ai enfin decroché la position de mes rêves que je détaillerai dans un prochain post dès que tous les documents seront signés.

Tout ça pour dire que, ça fait vraiment bizarre de ne pas avoir de rentrée des classes après 21 ans de scolarité et que ça y est, les 6 ans d'études supérieures sont déjà derrières. Me voilà en train de plonger dans la vie active et ce n'est franchement pas désagréable. Une nouvelle étape qui démarre...

Portugal en vrac

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Batalha

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Fatima

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Braga

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Nazaré

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Porto

Lisboa

Capitale du Portugal et surplombant le Tage, Lisbonne fut le point de départ des grands navigateurs dont Vasco de Gama qui découvrit la Route des Indes. Cet aspect historique lui confère une réputation de ville mélancolique dû aux nombreux départs de navires.

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C'est donc également ici que l'on retrouve les origines du fado (musique traditionnelle portugaise), représentées notamment par la grande Amália Rodrigues.

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De colline en colline, Lisbonne est une ville à reliefs, quadrillée de petits quartiers aux ruelles étroites, conservant des monuments historiques et diffusant une atmosphère chaleureuse de climat méditerranéen.

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A côté de ce séjour culturel, ma première nuit à Lisonne fut mouvementée d'un cauchemard non moins original puisque j'étais alors envahie d'une centaine de fourmis qui m'escaladaient le corps (oui bon, hein). Le réalisme fut poussé à son paroxisme alors que je m'agitait de gestes brusques pour les faire fuir et que je passais pour une sorte de possédée (du moins j'imagine vu que la loutre qui dormait à côté de moi n'a pas bougé d'un cil).

Je vous laisse imaginer mon état d'hystérie le matin au réveil lorsque j'ai découvert une colonie entière de fourmis qui avait pris possession de la chambre jusqu'au-dessus des meubles et qui s'acharnait à nous voler un reste de sandwich (pourtant bien emballé mais c'était bien essayé).

A part ce petit désagrément et une journée entière à m'assurer qu'aucune d'entre elles n'avait élu domicile dans l'une de mes oreilles, je conseillerais à n'importe qui de passer un week-end à Lisbonne (mais dans un autre hôtel), afin d'y découvrir tous ses petits trésors...

Amália Rodrigues (Gaivota 1965)

Eu gosto de bacalhau!

Stage de fin d'études terminé, rapport imprimé, valise bouclée.
La fin d'une époque peut-être mais le début des vacances, sans aucun doute.

Des vacances bien meritées pour souffler de cette dernière année zürichoise bien remplie, réaliser que mes études d'ingénieur sont terminées (pour le moment ça me fait l'effet d'une loutre endormie) et qu'une nouvelle vie va prendre jour. A priori.

C'est parti pour dix jours au pays de la morue, des rasoirs Gillette et de la patate chaude dans la bouche, photos à venir, bien-entendu.


Arachnhomophobia

Bon je sais, ceci n'a en rien de rapport avec les voyages, les concerts ou autres bêtises que je peux raconter mais c'est un sujet qui m'obsède depuis quelques temps. Etant arachnophobe depuis toute petite et le printemps faisant de nouveau son apparition, j'ai du soumettre ma grand-mère à de nombreuses accrobaties la semaine dernière pour me libérer de deux monstrueuses bestioles à huit pattes.
Ma chambre donnant directement sur le jardin, je commence à me demander comment je vais pouvoir m'en sortir le jour où je serai seule face à cet insecte, à mes yeux insupportable. Outre les moqueries qui ont toujours lieu face à cette peur, j'ai commencé à me renseigner sur le sujet pensant qu'il est peut-être temps d'arrêter de me pourrir la vie constamment.

Lorsqu'en rentrant à la maison on examine les pièces dans les moindres recoins, qu'à chaque endroit on imagine qu'une de ces bêtes puisse en sortir soudainement et en imaginant même souvent des scénarios incensés certes mais non moins angoissants. Et ce, sans encore qu'aucune bestiole ne soit détectée. Ceci est encore une autre histoire. Outre la surprise de la découvrir, passe le moment de paralysie et de crispation totales pouvant meme aller jusqu'aux crises de panique (en fonction de la taille de l'énergumène).
M'étant déjà retrouvée dans des situations où personne ne pouvait m'aider, j'ai parfois passé plusieurs heures à tenter quelque chose sans pouvoir ne rien faire et au moindre mouvement de la créature perdre tous mes moyens puis devoir lui envoyer dessus un objet faisant au moins 500 fois sa taille et son poids pour finalement repasser trois heures à me me convaincre d'aller constater sa mort.

Donc bon certes, ces situations sont ridicules et moi-même je le concois très bien, n'empêche que, ça ne change pas grand chose.



Wikipédia nous propose la définition suivante:
les phobies spécifiques (ou phobies «simples»), où les symptômes sont déclenchés par un objet externe : souris, avions, sang, etc. Souvent négligées par l'entourage et parfois tournées en ridicules, elles peuvent être source de détresse psychologique majeure, et dans certains cas d'un impact sérieux sur la qualité de vie (phobie des transports, phobie des animaux, phobie des phénomènes naturels…).

Apparemment différents types de thérapies existent, qui permettent à la fois d'apprendre à se relaxer lors d'une situation de "crise", de découvrir l'origine de cette peur (bien que pour n'importe quel type de problème, Freud nous dira que c'est encore l'oeuvre de notre surmoi, sacré surmoi) et enfin de faire face à la Bête. Ne doutant pas une seconde de ma motivation et volonté à me faire soigner, quand on m'explique que le gentil thérapeuthe va amener une énorme mygale dans un bocal pour me faire moins peur, je me pose des questions.
En dehors du fait que rien qu'en l'imaginant je change déjà de couleur, je ne peux m'empêcher de penser que je risque au moins une vingtaine de crises cardiaques. Attendons de laisser mûrir tout ça d'abord hein.



Par contre, pour se renseigner c'est aussi tout un challenge. Tapez arachnophobie sur le web et vous avez droit de vous retrouver face à un macro de mygale velue qui vous regarde droit dans les yeux sur 19" d'ecran. Merci bien.

Pour finir, à force d'obsession de la phobie et des multitudes de questions qui me viennent, j'ai subitement fait un drôle de rapprochement. L'homophobie par exemple. Est-ce seulement imaginable qu'une personne puisse autant avoir "peur" d'un homosexuel que j'ai peur des araignées ?
Y a-t-il des homophobes conscients de leur phobie, y en a-t-il même qui songent à se faire soigner ? Doit-on instaurer des thérapies comportementales similaires pour ce genre de phobie ? (et pof, un homosexuel dans un bocal).
Cela vous semble-t-il censé de vouloir faire en sorte qu'une araignée devienne fourmi car elle ne vous inspire que du dégoût en étant ce qu'elle est ?

Oui je sais, c'est un peu tiré par les cheveux, n'empêche que...



Une histoire de tétard

Il y a deux semaines de cela, un réveil plus que matinal nous attendait dès le vendredi afin de sauter dans un avion à destination du plus plat pays des plus gros mangeurs de frites, j'ai nommé la Belgique.
En effet, le but principal étant d'aller rendre visite à de très proches amies et de leur tout nouveau petit tétard baveux.
A peine arrivées à l'aéroport construit par l'architecte le plus sadique du monde (tout droit, on descend, on repart de l'autre sens, on remonte, on redescend... oh la sortie ! ah bah non, faut redescendre...), nous eûmes l'aperçu de ce à quoi allait ressembler notre week-end puisqu'une catastrophe nucléaire avait déjà eu lieu dans la couche culotte dudit tétard, apparemment assez impatient.

Après des retrouvailles bien meritées et l'apprivoisement du très mignon petit tube digestif aux cordes vocales plutôt puissantes, nous avons commencé notre tour culturel dès le lendemain par Bruges, petite ville pittoresque aux antécédents moyenageux.





Le jour suivant, nous avons été transportées à Namur et sa jolie citadelle qui, lorsque nous sommes munis d'une poussette, d'un sac de couches et d'un petit morceau de viande qui mène ses parents à la baguette, devient tout de suite un peu plus sportive à grimper.
Malgré tout le jeu en vaut la chandelle et la vue se laisse apprécier surtout quand le soleil vient enfin prouver que oui, en Belgique aussi il y a des saisons.





Le dernier jour, délaissées à nous-mêmes, sans changement de couches et allaitements répétitifs, munies d'un plan et d'appareils photos, nous avons trottiné à travers Bruxelles et ses endroits les plus touristiques.
Après la magnifique Grand Place, nous sommes allées voir le ridiculement petit Mannekenpis puis sa compagne Jeannekepis un peu plus loin.






Notre balade nous a ammené a croiser de nombreux murs peints qui référencent le monde de la BD très présent dans cette ville pour mon plus grand bonheur. Quelques tours de plus et quelques stations de métro plus loin, nous n'avons pas manqué la séance photo devant l'Atomium, vestige de l'exposition universelle de 58.



En plus d'avoir été fortement agréable ce week-end fut donc aussi très enrichissant. Et malgré l'anti-démocratie qui s'installe dans ce foyer, nous avons quand même failli repartir avec cette petite bouille aux yeux si doux...


Et là, je suis crédible ou... ? (photo by T2)

Zermatt

Ce week-end je me suis laissée entraîner au fin fond de la Suisse, plus exactement au sud vers la frontière de l'Italie, dans le petit village touristique qu'est Zermatt.
Pour s'y rendre il faut prendre le glacier express, un petit train rouge qui ressemble à un train pour playmobil et qui traverse tous les bled paumés petits villages pittoresques helvètes.

Concernant Zermatt, rien à voir, et il ne faut pas s'attendre à rencontrer Heidi descendue de sa montagne mais plutôt sa version 2.0 de Madame en manteau de vison.
Dans ce village aucune voiture à escence n'est autorisée et la circulation est dominée par une multitude de taxis électriques qui roulent comme des malades dans des chemins très étroits. En fin de course, vous avez donc généralement la sensation d'être une énorme bouteille d'orangina.



Les habitations qui peuplent ce village sont principalement des hotels et se construisent les uns sur les autres afin d'économiser le plus de place possible dans cette petite vallée. En dehors des hotels on y trouve notamment des restaurants et des magasins pour touristes dans lesquels vous y trouverez de superbes marque-pages, couteaux suisse ou encore porte-clefs à la mode.

Bref, ceci dit, une telle affluence se comprend très vite une fois que l'on lève le nez.




Le mont Cervin (le logo de Toblerone notamment) et le domaine paradisiaque du Matterhorn s'offrent à vous pour quelques francs suisse et un télépherique qui se prend au beau milieu du village, le tout arrosé d'un soleil éclatant sans le moindre petit nuage à l'horizon.
Après trois téléphériques serrées comme des morues et avec un bâton de ski dans chaque oeil, le spectacle est tout simplement indescriptible...



Contrairement au froid qui règne au sommet.

A 3883m, quand vous êtes un grizzly frileux qui aime hiberner l'hiver dans son lit avec des chaussettes aux pieds, ben il fait froid. Très froid.
Le temps de prendre quelques photos en un temps record et ma main était devenue violette. Mon nez gouttait des stalactites et mes orteils se figeaient un par un. Autant vous dire que nous n'avons pas apprecié la vue des heures durant.


Mais quelle vue...

Les skieurs étaient nombreux et je dois dire que l'envie de sauter sur une paire de ski était plutôt tentante.
Pour d'autres raisons ce petit séjour dans la peau d'un esquimau à la vanille fût extrêment plaisant et nous avons terminé notre route le lendemain en faisant un petit arrêt à Berne, qui je le rappelle est la capitale de la Suisse (et non Gland comme peuvent le penser certains).



Six mois de bonheur c'est...

  1. 14 400 km de trajets parcourus
  2. 7680 minutes de train
  3. Tricher aux jeux vidéos (surtout elle)
  4. Savoir dire 2-3 gros mots en portugais
  5. Moins de légumes mais (beaucoup) plus de chocol... glucides
  6. -4 kg (pas compris non plus)
  7. Plus de produits dans la salle de bain et de fringues dans la chambre
  8. 24 week-end inoubliables
  9. Passer du mode grizzly au mode bisounours-fougère
  10. 826 sms mensuels
  11. 80 heures de téléphone
  12. Un nouveau forfait
  13. Beaucoup de sucres dans le café
  14. Une rencontre unique



Pouin ?

P.S. : Je t'aime

Macbook Pro of Time

Le petit dernier.
Depuis mon embauche dans la petite startup dynamique et ambitieuse, il a fallu que je change de matériel de travail.
En effet le petit macbook 13" n'était pas assez robuste pour accueillir CityEngine. Après toutefois avoir essayé de désactiver moultes paramètres graphiques, Brooke ne voulant rien entendre, a donc du se rendre à l'évidence: il ne faisait plus le poids face à mon environnement de travail (mince alors).



C'est avec une frénésie caractérisant tout informaticien qui s'achète un nouvel ordinateur (et bénéficiant alors d'une bonne excuse réconciliant ma morale) que je me suis commandée le nouveau Macbook Pro. L'écran plus large n'est franchement pas un luxe, ne pouvant vraiment plus travailler à l'aise sur mon ancien 13" et étant amenée à travailler souvent à distance et/ou dans le train. Le design est très allechant et le clavier illuminé n'est franchement pas à plaindre.
Placé à côté, le Macbook blanc en plastique ressemble à un gros playmobil, la nouvelle génération bénéficiant d'un chassis en aluminium beaucoup plus fin.
Muni de ses deux cartes graphiques, Navi[1] me permet donc de lancer CityEngine (et de l'utiliser surtout), un DVD, une machine virtuelle, Eclipse et d'autres applications simultanément sans carburer comme une locomotive à vapeur et devoir le recharger en brouettes de charbon.
Et ça, c'est plutôt agréable.

Notes

[1] la petite fée dans Zelda, Ocarina of Time en bon souvenir de mon adolescence bercée d'une productivité et d'un autisme sans merci (coucou maman)

La fin d'une époque.

Fini de poser ses fesses dans un amphi à se demander pourquoi chacune de ses paupières fait 2.5 kg,
Fini de passer des nuits blanches à se droguer de stimulants pour terminer un devoir,
Fini les fins de semestre où l'on ressemble à un zombie sorti tout droit de Resident Evil,
Fini les séquestrages dans la chambre pour réviser, apprendre, comprendre, se heurter à des formules égyptiennes à vouloir s'enfuir loin,
Fini les projets à suer des semaines pour quand même manger des pâtes tous les jours et n'obtenir qu'une note en retour,
FINIIIIIII !!!

Certes, cela implique aussi la fin des soirées étudiantes, des après-midi "j'en-fous-pas-une-paske-j'ai-vraiment-plus-envie", des réductions spéciales, de l'environnement autarcique à l'allure "l'île aux enfants" de l'UTBM, du club photo prétexte pour aller mouler dans des festivals... Mais bon.
N'empêche que ça y est, j'ai terminé mon dernier semestre d'études à l'ETH sur un plutôt sympathique 5,25/6 qui m'a permis de récuperer mes 6 crédits manquants et justifie donc ma parfaite maîtrise des hiéroglyphes (comprendre formules de physique).



Fin janvier a été aussi l'achèvement de mon travail à Disney, un job étudiant plutot sympathique (moi qui était prête à aller vendre des hamburgers en suisse allemand), un projet d'implémentation intéressant qui m'a permis d'en apprendre plus en vision par ordinateur mais également en ingénierie logicielle ce qui est toujours bon à prendre. A côte de ça, il faut dire aussi qu'en vendant des hamburgers je n'aurais peut-être pas pu m'offrir le nouveau Macbook Pro, investissement en terme de puissance graphique poussé par mon environnement de stage (et mon côté "je-bave-devant-les-vitrines-de-l'Apple-Store"), ni ajouter une ligne à mon CV (enfin si j'aurai pu aussi, mais bon).



Changement de rythme donc, nouvelle phase, celle de la vie active de presque-ingénieur !
Bonjour les soirées et les week-end complètement libres,
Bonjour la nouvelle team de geeks craqués,
Bonjour le nouveau bureau avec nourriture et boissons à volonté,
Bonjour CityEngine et mon sujet de stage en recherche et développement,
Bonjour l'imagerie et les problèmes d'optimisation,
BONJOUUUUUR !!!



Apple City

Un ptit craquage... (Blog)



Tiens sinan, aujourd'hui a lieu le dernier cours (à priori) de mon cursus d'étudiante ingénieure.
C'est émouvant.

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